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VISITE D'UNE DELEGATION DES ASSOCIATIONS "LE KAICEDRAT" ET "LEEKET-BI"
Une délégation des associations "Le Kaïcédrat" et LEKEET BI, s'est rendue à l'hôpital Principal de Dakar, le samedi 20 novembre 2010 pour une visite de courtoisie et de prise de contact.
La délégation conduite par le Médecin Général Inspecteur (2S) Francis KLOTZ, ancien directeur de l'Hôpital Principal de Dakar et président de l'association le "Kaïcédrat". comprenait, le Docteur Patrick DE LAAGE , ancien chef du service ophtalmo-pédiatrique de la Fondation Rothschild à Paris, le Docteur Georges ISSERLIS, chirurgien viscéraliste, Madame Aline Foriel Destezet de l'association "Leeket-bi" et de Madame Michelle ETIENNE de la Fondation Alaouite pour le Développement humain et durable, responsable de la clinique ophtalmologique de Dakar offerte par le Roi du Maroc. Le Médecin général Madické Ndao, ancien directeur de la Santé des Armées et conseiller à la Présidence de la République a participé à cette visite, en sa qualité de membre du conseil d'administration de l'association "Le KaÏcédrat". Elle a été reçue à la salle d'honneur par le Médecin-Colonel Boubacar WADE, médecin-chef de l'Hôpital Principal de Dakar, en présence du Médecin-Commandant Saïd Nourou SECK du service d'ophtalmologie.
C’était l’occasion pour le directeur de l’établissement de faire un exposé sur l’historique et le fonctionnement de l’Hôpital Principal de Dakar. Cet exposé a été suivi de la visite de quelques services de l’hôpital. C’est ainsi que les hôtes de la direction se sont rendus au service d'ophtalmologie qui a été le centre d'intérêt de cette visite. En effet, le Professeur DE LAAGE qui doit animer un enseignement post-universitaire à l'Hôpital Principal de Dakar a voulu en savoir plus sur l'état des lieux au niveau du service et a fait une appréciation du plateau technique en service. La conférence publique du Professeur DE LAAGE est précvue le mardi 23 novembre 2010 à la salle de conférence de l'Hôpital Principal de Dakar et sera précédée de la visite des malades du service d'ophtalmologie.
Les hôtes se sont aussi rendus à l'unité de production d'oxygène, aux services de réanimation médicale et chirurgicale, aux blocs opératoires, à l'unité d'IRM, à la fédération des laboratoires, au pavillon France où ils ont admiré les réalisations de l'atelier "Art-Thérapie" et à l'unité de néonatologie.
L’association « Le Kaïcedrat / les amis de l’hôpital principal de Dakar et de la santé rurale » est régie par la loi du 1er juillet 1901. Elle a pour, entre autres missions :
- de soutenir les activités de l’Hôpital
Principal de Dakar, participant au service public, tant dans la formation de
son personnel que dans l’acquisition d’équipements;
- de développer des actions décentralisées d’éducation sanitaire,
de médecine rurale et des missions de médecine spécialisée à l’intérieur du
pays;
- de faire connaître par tous les moyens appropriés les points de vue de l’association en dehors du cercle de ses adhérents, et plus particulièrement aux élus et
responsables des collectivités publiques, aux responsables des entreprises et aux autorités politiques, administratives et professionnelles, en France et à l’étranger ;
- de contribuer au développement des connaissances de ses membres notamment par la l’organisation d’actions professionnelles, culturelles ou de formations,
ou la participation à des formations dispensées par des établissements d’enseignement, la publication d’ouvrages ou tout autre moyen approprié.
La visite de l'Hôpital Principal de Dakar constitue une étape d'une série d'activités que l'association "Le Kaïcédrat" doit mener au Sénégal en partenariat avec l'association "Leeket-bi". En effet, la délégation doit se rendre dans la région de Tambacounda pour la pose de la première pierre du centre de coordination et de formation des équipes mobiles médicales au Sénégal Oriental, projet phare de l'association "Le Kaïcédrat".
L'association s'intéresse, à travers ce projet, à la santé rurale dans un pays d’Afrique subsaharienne, loin des grandes villes en complément des structures mises en place par le ministère de la santé. Le Sénégal Oriental, a été choisi pour abriter ce projet, car les populations en grande majorité rurales, vivent dans des conditions difficiles avec des contraintes climatiques très importantes, avec peu de ressources financières et un accès aux soins rare et lointain, car un paysan de cette région est en moyenne à plus de quarante kilomètres d’un poste de santé sommairement équipé. La mortalité maternelle et infantile y est encore sévère, la morbidité due aux grandes endémies est toujours importante, l’accès à l’hygiène domestique élémentaire est peu fréquent.
Le projet est à la fois innovant et héritier de méthodes quasi centenaires qui ont fait leur preuve en leur temps. L'ambition des mécènes est d’élever le niveau de la santé des populations rurales en apportant in situ : l’enseignement de l’hygiène, l’éducation sanitaire élémentaire, les soins de santé primaires, la surveillance de la santé de la mère et de l’enfant, le contrôle des pathologies infectieuses aiguës, la lutte contre les maladies dévastatrices que sont le diabète et l’hypertension artérielle ; ceci de manière simple et pérenne ! Cet objectif ne peut être atteint rapidement que par la mise en oeuvre d’équipes mobiles médicales, à la fois d’enseignement, de dépistage et de soins agissant à partir d’un centre de coordination, en toile d’araignée dans les villages ciblés avec un chronogramme précis permettant la prévision du passage de l’équipe et l’organisation optimale de son efficacité. Ce système repose sur le choix d’agents de santé communautaire dans chaque village concerné, en choisissant la personne la plus adaptée, grâce à un partenariat de confiance avec les autorités villageoises. Cet agent recevra une formation initiale au centre de coordination, puis reviendra périodiquement pour des sessions de perfectionnement. Il devra pouvoir grâce à des moyens simples, transmettre et pérenniser les messages d’hygiène et d’éducation sanitaire, préparer la venue de l’équipe mobile médicale en regroupant les personnes concernées par le message d’éducation sanitaire, les femmes enceintes et les enfants à examiner, les malades aigus et les malades suivis.
Cette démarche de prise en charge de la santé en zone rurale par des équipes mobiles nécessite : organisation, rigueur et moyens suffisants. Le centre de coordination devra être vaste, bien conçu et bien équipé, permettant le recyclage des hommes, l’entretien des matériels techniques médicaux et logistiques et le repos dans de bonnes conditions des membres des équipes soumis à un rythme soutenu. La nécessité de placer ce centre à une distance raisonnable d’une grande ville, sur un axe goudronné avec une possibilité de rayonnement efficace pour des véhicules tout terrain, a motivé le choix du village de Bala sur l’axe Tambacounda. Le centre sera construit sur un terrain de cinq hectares à l’entrée du village, qui permettra à la fois la présence de bâtiments techniques médicaux, administratifs, d’enseignement, de logistique, de logement et un espace de loisirs et de culture vivrière. Au sein de cet ensemble sera érigé un centre de chirurgie en partenariat avec l’association LEKEET BI, permettant aux missions de chirurgie spéciale d’effectuer facilement, dépistage etinterventions dans le cadre de la lutte contre les maladies ophtalmologiques ou d’autres sphères sensibles. Ce projet se place dans la durée et sera évalué périodiquement sur des indices de santé publique permettant de juger de l’amélioration du niveau de santé des populations rurales avec une sensibilité particulière pour la mère et l’enfant.